Stationnement aux Massettes : la suppression de 70 places de parking fait monter la tension à Challes-les-Eaux
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La problématique du stationnement dans la zone d’activités des Massettes à Challes-les-Eaux prend une nouvelle dimension. En cause : l’octroi d’un permis de construire pour un hôtel de grande hauteur, implanté sur un terrain qui accueillait jusqu’à présent 70 places de parking, essentielles au fonctionnement quotidien de la zone.
Face à cette décision municipale, les professionnels du secteur se mobilisent, dénonçant une situation déjà critique qui pourrait rapidement devenir ingérable.

Un stationnement déjà saturé dans la zone des Massettes
Le Parc d’Activités des Massettes concentre de nombreuses entreprises, cabinets médicaux, commerces et services recevant quotidiennement salariés, clients et patients. Depuis plusieurs années, le manque de places de stationnement y est un sujet récurrent, source de retards, de stress et de difficultés d’accès.
Consciente de cette problématique, Grand Chambéry avait récemment aménagé un terrain de 70 places de parking afin de soulager la zone. Une solution attendue et largement utilisée par les usagers.
Mais la surprise a été de taille : la mairie de Challes-les-Eaux a accordé un permis de construire sur ce même terrain, entraînant la disparition pure et simple de ces places.
Un projet hôtelier contesté
Le projet prévoit la construction d’une tour d’environ 30 mètres de haut (13 étages) comprenant :
- un hôtel de 73 chambres (dont l’exploitant n’est pas encore connu),
- un restaurant sur deux niveaux,
- une salle événementielle,
- un rooftop, le deuxième sur la commune.
Si le besoin d’un hôtel à Challes-les-Eaux n’est pas contesté — la commune manquant d’infrastructures d’hébergement — c’est l’implantation et la gestion du stationnement qui posent problème.
Un déficit estimé à plusieurs centaines de places
Le projet ne prévoit que :
- 36 places de parking en sous-sol,
- 5 places extérieures.
Un chiffre jugé largement insuffisant par les professionnels. En tenant compte :
- des clients de l’hôtel,
- du personnel,
- des visiteurs extérieurs du restaurant (estimé à plus de 200 couverts),
- des événements,
- de la fréquentation du rooftop,
le déficit est estimé à près de 300 places de stationnement aux heures de pointe.
Les professionnels saisissent la justice

Face à ce qu’ils qualifient de non-sens urbanistique, les acteurs économiques de la zone ont créé l’APPAM – Association des Professionnels du Parc d’Activités des Massettes.
Malgré plusieurs centaines de signatures recueillies via des pétitions, le permis de construire a été maintenu. L’association a donc déposé un recours juridique dans les délais légaux, aujourd’hui jugé recevable et en cours d’instruction par le tribunal.
Au-delà du projet immobilier, les professionnels alertent sur les conséquences concrètes :
- aggravation des difficultés d’accès,
- désorganisation de l’activité économique,
- risques pour l’emploi local,
- départ potentiel de certaines entreprises.
Un appel au soutien citoyen
Cette procédure judiciaire représente un coût important pour l’association. L’APPAM lance donc un appel au soutien de la population, estimant que cette problématique concerne l’ensemble des habitants et usagers de Challes-les-Eaux.
👉 Deux moyens de soutenir l’action :
- Participer à la cagnotte solidaire en ligne (Leetchi) :
https://www.leetchi.com/fr/c/urgence-stationnement-soutenez-laction-de-lappam-2112629 - Pour les professionnels, adhérer à l’association APPAM :
https://lappam.assoconnect.com/collect/description/647425-f-adhesion-a-l-appam
Un enjeu d’équilibre local
Au-delà d’un simple projet hôtelier, c’est l’équilibre entre développement urbain, qualité de vie et activité économique locale qui est aujourd’hui en jeu aux Massettes. Dans une zone déjà sous tension, la question du stationnement apparaît plus que jamais centrale.
La mobilisation citoyenne pourrait désormais peser dans le débat.